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UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Une noble alliance
En 1596, Claude II de Verrières, fils de Claude de Verrières, seigneur d’Amanty, Taillancourt, Pagny-sur-Meuse…, chambellan du duc Charles III, épouse Louise des Salles, fille de Claude des Salles, seigneur de Chardogne, Coussey, Dainville, Vouthon-Haut et Bas, baron de Gouhécourt et Mercy… Ces deux familles possèdent des biens considérables en cette basse vallée de la Meuse, et cette accumulation patrimoniale permet à Louise des Salles d’être dotée de 60 000 livres barrois, et au jeune couple d’envisager de s’offrir une résidence de prestige au cœur de leurs possessions.

Un ambitieux projet
En 1598, Claude II de Verrières achète donc la vieille maison forte de l’Isle-en-Bras, située en fond de vallée, au bord du canal de la Roche. Ce fief connu depuis le XIIe siècle a notamment appartenu aux Bourlémont au XIVe siècle, époque où le château fut incendié et restauré à deux reprises. Claude de Verrières décide d’abandonner ce vieux château et de faire construire un nouveau château, à 300 m de distance, sur une terrasse dominant la vallée : Bras devient Montbras !

En 1599, à la mort de son père, Claude de Verrières prend le titre de Seigneur d’Amanty, Mauvage, Taillancourt, Pagny, Traveron… et entre 1599 et 1608, il constitue la seigneurie de Montbras, qui est érigée en baronnie après 1611, année de la mort de Louise des Salles et du remariage de Claude de Verrières avec Julia della Valle, d’une riche famille de Mantoue, venue en Lorraine avec Marguerite de Gonzague, épouse du Duc Henry II.

Heurs et malheurs des successions
À la mort de Louise des Salles en 1611, la construction du château de Montbras qui a lourdement grevé le patrimoine du couple, est inachevée ; bien que situé en France, le château subit sa part des misères qui ravagent la Lorraine voisine durant la Guerre de Trente Ans. Claude de Verrières meurt avant 1638, et le château est acquis en totalité par un de ses héritiers, Simon de Sommyèvre, en 1643, Montbras est alors inhabité, et déjà mutilé... Charles-Gaspard de Sommyèvre (1677-1724) ne s’y installe qu’à la fin du XVIIe siècle, au prix d’importants travaux. Le château, peu fréquenté après 1750, reste dans cette famille jusqu’en 1837. Il est alors vendu, dans un état très dégradé, à des agriculteurs… et heureusement racheté en 1876 par Francis de Chanteau : c’est le début de la renaissance de Montbras !



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